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mardi 12 février 2019

Une raison de s'accrocher ...


Ainsi donc M. Emelien démissionne pour retrouver sa liberté de combattant du progressisme (les journaux) et défendre son opus (en collaboration avec M. Amiel, autre farouche combattant du progressisme) à paraître début mars.

Ce serait rageant d'avaler son acte de naissance avant de prendre connaissance de ce morceau d'anthologie. Accrochons-nous pour ne pas mourir idiot ! 

MaJ 24/06
Bon, sans surprise, le lire c'est prendre le risque de mourir plus idiot encore !
A propos de "progressisme", j'ai bien ri en entendant récemment (était-ce sur France Culture ?) Bruno Latour en donner cette cinglante définition (je cite de mémoire) : "Le progressisme, c'est le culte du cargo."

mercredi 25 juillet 2018

Sun Ra


If you are not a reality
Whose myth are you ?

If you are not a myth,
Whose reality are you ?



Je ne me lasse pas de réécouter ce Live at Donaueschingen, 1970 ; j'ai du acheter le disque en 1977 ... un des rares qui m'ait suivi dans toutes mes pérégrinations ultérieures !

mardi 12 juin 2018

Un nouveau monde


Julie : Les gens vont s'entraider ... pour reconstruire ... je veux dire ... les survivants
Harry : Julie, je crois bien que ce sera le tour des insectes

Extrait des dialogues de Miracle Mile, le film, à voir pour ce qu'il est, et pas seulement pour la bande originale de Tangerine Dream.

Etrangement, nous y sommes ; l'apocalypse est passée sans que nous nous en apercevions vraiment (vous savez, "not with a bang but a whimper"). Notre absence complète d'empathie, de souci de l'autre nous vaudra bientôt d'être cités en exemple dans les termitières du "nouveau monde".


lundi 16 avril 2018

En Marche, en chantant avec Alain Souchon !


Que font ces jeunes, assis par terre,
Habillés comme des traîne-misère.
On dirait qu'ils n'aiment pas le travail.
Ça nous prépare une belle pagaille.
Mais comprenez-moi : c'est inquiétant.
Nous vivons des temps décadents.
Mais comprenez-moi : le respect se perd
Dans les usines de mon grand-père.



C'est cette chanson d'Alain Souchon qui me revient en mémoire à la lecture des fils de commentaires aux articles sur NDDL sur le site du Monde ; comme quoi la volaille macronienne n'a rien à envier à la volaille giscardienne (allez, on modifiera à la marge le dernier vers ; proposons "Dans la start-up de mon p'tit frère").

"parasites, RSA, mal lavés, assistés, nozimpôts, étad'droâ, étad'droâ ..."


Déprimant de stupidité répétitive, comme si l'ordre républicain ou l'état de droit étaient menacés par la plus petite expérimentation sociale, comme si ordre républicain et état de droit se devaient de faire de l'immobilisme leur unique vertu ... on croirait entendre Mikhaïl Souslov et ... "en même temps" ... on pressent que cette hargne imbécile cache quelque chose de plus profond, une peur qui taraude  la surface de la conscience, une souffrance aveugle et sourde : et si ces minables branleurs d'assistés réussissaient (même un peu), et si ces squatteurs bons-à-rien, ces pouilleux de punk à chien parvenaient à stabiliser un autre modèle (petit, local, minuscule, microscopique mais présent), qu'est-ce qu'on va devenir, nous, avec nos "maisons de maçon" (à crédit), nos diesel rutilants (à crédit) et tout le Saint Frusquin (à crédit) qui rend nos vies si tristement quotidiennes ? De quoi on aura l'air, hein ?


 (source)


Non, cette perspective est insupportable : qu'ils en ch... comme nous, autant que nous ! Qu'ils s'abrutissent comme nous, autant que nous ! Non mais ... étad'droâ, étad'droâ ...

mercredi 14 février 2018

mercredi 6 décembre 2017

A verser au dossier M.H.


Tel penseur élève une bâtisse immense, un système, un système universel embrassant toute l'existence et l'histoire du monde, etc., - mais regarde-t-on sa vie privée, on découvre ébaubi ce ridicule énorme, qu'il n'habite pas lui-même ce vaste palais aux hautes voûtes, mais une grange à côté, un chenil, ou tout au plus la loge du concierge ! Et qu'on risque un mot pour lui faire remarquer cette contradiction, il se fâche. Car que lui fait de loger dans l'erreur, pourvu qu'il achève son système... à l'aide de cette erreur. 

(in S. Kierkegaard, Traité du désespoir, Gallimard)

"Dummheit, dummheit ..."

jeudi 26 octobre 2017

"Not with a bang but a whimper."


Ou plutôt dans un grand éclat de rire précédant un feu d'artifice aussi inattendu qu'annoncé ?
La discrétion du gémissement ne sied pas au XXIème siècle.


Il arriva que le feu prit dans les coulisses d'un théâtre. Le bouffon vint en avertir le public. On pensa qu'il faisait de l'esprit et on applaudit ; il insista ; on rit de plus belle. C'est ainsi, je pense, que périra le monde : dans la joie générale des gens spirituels qui croiront à une farce. 

in S. Kierkegaard, Ou bien ... ou bien, Gallimard

mercredi 16 août 2017

L'Odyssée d'un olivier


Tout le monde descend !
 


On monte ...



... on souffle un instant ...



... et on plonge !



Home, sweet home ...



lundi 17 juillet 2017

Hommage à Barnett Newman




(hommage sans prétention ...)

mercredi 21 juin 2017

Enfin un peu de cohérence ...


... louons donc le Souverain qui par son vote a aligné une Assemblée "et de droite, et de droite" pour équilibrer un gouvernement "ni de gauche, ni de gauche" !

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il est enfonçé avec ses huit "hologrammes" : regardez cette Assemblée, c'est le cerveau d'amour de notre Président qui chatoie, rompez aléatoirement cette Assemblée en deux parties, avec une probabilité élevée, c'est encore Son cerveau d'amour qui chatoie des deux côtés, et ceci récursivement sur plusieurs niveaux de rupture ; il s'agit donc bien d'un véritable hologramme, et non d'un vulgaire jeu de miroirs !

Et Mélenchon le sait bien, qui s'amuse à recycler en sous-main les euphémismes soviétiques (on s'amuse comme on peut) : ainsi que Poutine l'avait rappelé, à propos d'une visite de Trump à Moscou, les "camarades à la conscience sociale réduite / faible / limitée", c'était le terme convenu pour les prostituées (qui bien sûr n'existaient pas, ce qui compliquait singulièrement leur désignation) ; Villani savait-il dans quoi il s'engageait en parlant de "cours particuliers" ?


vendredi 16 juin 2017

Louons l'audacieuse réforme du Code du travail ...


... avec l'aide de Paul Eluard :

Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
Le Président Macron récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir pour la vie
Car la vie et les hommes ont élu Le Président Macron
Pour figurer sur terre leur espoir sans bornes.


C'est trop beau, reprenons nos esprits ; le texte correct est le suivant :

Ode à Staline (1950)

Staline dans le cœur des hommes
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir sur la vie
Car la vie et les hommes ont élu Staline
Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes
 

Et Staline pour nous est présent pour demain
Et Staline dissipe aujourd’hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d’amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite

Staline dans le cœur des hommes est un homme
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir pour la vie
Car la vie et les hommes ont élu Staline
Pour figurer sur terre leur espoir sans bornes. 



Eluard n'avait évidemment pas l'excuse, comme par exemple Akhmatova, de vivre sous la tyrannie et d'en souffrir) ... ce n'est pas non plus un simple égarement passager, le poème est repris dans Hommages (1950).

mardi 16 mai 2017

Concorde et progrès ...


... la devise de notre gouvernement tout neuf ?

Enfin, tout neuf ...


mercredi 26 avril 2017

Télésurveillance, cargo cult stylee ?




Lendemains d'élection

 
A Song vivait un amateur de singes. Il aimait les singes et en possédait un troupeau. Il était capable de comprendre leurs désirs et les singes comprenaient leur maître. Il restreignait sa nourriture pour satisfaire les singes mais survint une disette et il dut diminuer leur nourriture. Cependant, craignant que ceux-ci ne se rebellent, il leur dit tout d'abord avec ruse : "Si je vous donnais le matin trois châtaignes et le soir quatre, cela suffirait-il ?". Tous les singes se levèrent furieux. Se ravisant, il dit alors : "Soit, vous aurez la matin quatre châtaignes et le soir trois. sera-ce suffisant ?". Les singes se couchèrent satisfaits.

(extrait du Lie-Tseu ; cité de mémoire mais l'essentiel y est. Pour une bonne traduction du Lie-Tseu, choisir celle de Jean Levi : Les fables de Maître Lie, éditions de l'Encyclopédie des Nuisances !)







vendredi 3 mars 2017

François Fillon, 8 ans d'âge mental ?


Tous ceux qui ont eu à faire à des gamins de huit ans connaissent le refrain : le pot de confiture à demi-vide alors qu'il était plein une heure plus tôt, le gamin barbouillé de confiture jusqu'aux oreilles, personne d'autre à l'horizon, et en avant, c'est parti :
- Tu as mangé la moitié du pot ?
- C'est pas vrai, il était déjà à moitié vide quand je suis arrivé !
S'ensuivent quelques manœuvres d'où il ressort que non, décidément, le pot devait bien être plein.
- Alors, tu as bien mangé la moitié du pot ?
- C'est pas moi, cela pourrait très bien être ma sœur !
S'ensuivent à nouveau quelques manœuvres d'où il ressort que non, sa sœur est à la piscine, donc cela ne peut pas être elle.
- Alors, c'est bien toi qui a mangé la moitié du pot ?
- C'est pas grave, le cousin René, il l'avait mangé en entier l'été dernier et on ne lui avait rien dit !

Et voilà, "C'est pas vrai, C'est pas moi, C'est pas grave", une stratégie argumentative qui fait sourire mais dont on finit par se lasser ; les gamins aussi, d'ailleurs, mais pas tous ... écoutez François Fillon :

- C'est pas vrai ... et de chipoter sur les chiffres.
- C'est pas moi ... sous une forme un peu plus alambiquée : on attaque le candidat au motif des turpitudes du député ! François Fillon candidat (4 millions de votants, dame !) n'est plus François Fillon François député, non, ce n'est pas lui, ou ce n'est plus lui.
- C'est pas grave ... les autres élus aussi etc.

Cela prêterait à sourire, mais qu'un candidat à la "magistrature suprême" trouve pour toute défense une stratégie de gamin de huit ans, cela laisse rêveur.

D'autant qu'au lieu d'opter pour cette stratégie risible, doublée d'un aplomb à la Tapie fort malvenu ("Tout est légal" ... la défense de gangster typique), notre parangon de vertu autoproclamé aurait très bien pu se fendre dès le début d'un habile et très catholique Confiteor (bien appuyé quand même, le Confiteor) ; cela aurait bien pu fonctionner.

mercredi 9 novembre 2016

The Wynona Riders vous avaient prévenus !


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(1993 ?)

mercredi 19 octobre 2016

Mon chatbot est rigolo

Ici, dans le rôle du téléconseiller, après quelques échanges techniques à peu près convenables avec le client (un autre chatbot) vient l'apothéose d'une relation client bien maîtrisée :

[téléconseiller]
Êtes-vous satisfait ?
[client]
Pas du tout.
[téléconseiller]
C'est parfait.
(et il raccroche)

Plus vrai que nature !

mardi 11 octobre 2016

good morning ...



(...) la crise dont je décris la venue prochaine n'est pas intérieure à la société industrielle, elle concerne le mode industriel de production en lui-même. Cette crise oblige l'homme à choisir entre les outils conviviaux et l'écrasement par la méga-machine, entre la croissance indéfinie et l'acceptation des bornes multidimensionnelles. La seule réponse possible consiste à reconnaître sa profondeur at à accepter le seul principe de solution qui s'offre : établir, par accord politique, une autolimitation. Plus nombreux et divers en seront les hérauts, plus profonde sera la saisie de ce que le sacrifice est nécessaire, de ce qu'il protège des intérêts divers et qu'il est la base d'un nouveau pluralisme culturel.
Je ne parle pas bien sûr d'une majorité opposée à la croissance au nom de principes abstraits. ce serait une nouvelle majorité fantôme. A la vérité, la formation d'une élite organisée, chantant l'orthodoxie de l'anticroissance, est concevable. Cette élite est probablement en formation. Mais un tel chœur, avec pour tout programme l'anticroissance, est l'antidote industriel à l'imagination révolutionnaire. En incitant la population à accepter une limitation de la production industrielle sans mettre ne question la structure de base de la société industrielle, on donnerait obligatoirement plus de pouvoir aux bureaucrates qui optimisent la croissance, et on ne deviendrait soi-même l'otage. La production stabilisée de biens et de services très rationalisés et standardisés éloignerait encore plus, si c'était possible, de la production conviviale que ne le fait la société industrielle de croissance.
Les tenants d'une société qui se donne des bornes n'ont pas besoin de réunir une majorité. En démocratie, une majorité électorale n'est pas fondée sur l'adhésion explicite de tous ses membres à une idéologie ou à une valeur déterminée. Une majorité électorale favorable à la limitation des institutions serait fort hétérogène : elle comprendrait les victimes d'un aspects particulier de la surproduction, les absents de la fête industrielle et les gens qui refusent en bloc le style de la société totalement rationalisée. (...) Quand les affaires vont leur train, limiter une institution dominante par un vote majoritaire prend toujours un tour réactionnaire.
Mais une majorité peut avoir un effet révolutionnaire lors d'une crise atteignant la société de manière radicale. L'arrivée simultanée de plusieurs institutions à leur second seuil de mutation donne le signal d'alarme. La crise ne saurait tarder. Elle a déjà commencé. Le désastre qui va suivre manifestera clairement que la société industrielle en tant que telle, et pas seulement ses divers organes, a dépassé les bornes.
L’État-nation est devenu le gardien d'outils si puissants qu'il ne peut plus jouer son rôle de cadre politique. (...) Lorsque la crise totale approche, il devient manifeste que l’État-nation moderne est un conglomérat de sociétés anonymes où chaque outillage vise à promouvoir son propre produit, à servir ses intérêts propres. L'ensemble produit du bien-être, sous forme d'éducation, de santé, etc., et le succès se mesure à la croissance du capital de toutes ces sociétés. A l'occasion, les partis politiques rassemblent tous les actionnaires pour élire un conseil d'administration. Les partis soutiennent le droit de l'électeur à réclamer un plus haut niveau de consommation individuelle, ce qui signifie un plus haut degré de consommation industrielle. Les gens peuvent toujours réclamer plus de transports rapides, mais le jugement à porter sur le système de transport fondé sur l'automobile ou sur le train, et absorbant une large part du revenu national, est laissé à la discrétion des experts. les partis soutiennent un État dont le but avoué est la croissance du PNB, et il n'y a rien à attendre d'eux lorsque le pire arrivera.
Quand les affaires vont, la procédure contradictoire de règlement d'un conflit entre l'entreprise et l'individu renforce la légitimité de la dépendance de ce dernier. Mais au moment de la crise structurelle, même la réduction volontaire de la surefficience, acceptée par les institutions dominantes, ne pourra les empêcher de sombrer. Une crise généralisée ouvre la voie à une reconstruction de la société. La perte de légitimité de l’État comme société par actions ne ruine pas, mais réaffirme la nécessité d'une procédure constitutionnelle. La perte de crédibilité des partis devenus des factions rivales d'actionnaires ne fait que souligner l'importance du recours à des procédures contradictoires en politique. La perte de crédibilité des revendications antagonistes pour obtenir plus de consommation individuelle souligne l'importance du recours à ces mêmes procédures contradictoires, quand il s'agit d’harmoniser des séries opposées de limitations concernant l'ensemble de la société. La même crise générale peut asseoir durablement un contrat social qui abandonne le pouvoir de prescrire le bien-être au despotisme bureaucratique et à l'orthodoxie idéologique, ou bien être l'occasion de construire une société conviviale, en continuelle transformation à l'intérieur d'un cadre matériel défini par des proscriptions rationnelles et politiques.


in Ivan Illitch, La convivialité, Points Seuil, 1973


lundi 25 avril 2016

Le syndrôme des trois faisans


N'en déplaise à maître Finkielkraut, sa mésaventure de la place de la République ne m'évoque rien de l'ordre de la purification ou de la Zerstörung ; non décidément, c'est à travers Brel qu'il convient d'analyser cet épisode malheureux, la chanson Les Bourgeois (1961), bien sûr : 




Le cœur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l'ami Jojo
Et avec l'ami Pierre
On allait boire nos vingt ans
Jojo se prenait pour Voltaire
Et Pierre pour Casanova
Et moi moi qui étais le plus fier
Moi moi je me prenais pour moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant

Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient...

 

Le cœur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l'ami Jojo
Et avec l'ami Pierre
On allait brûler nos vingt ans
Voltaire dansait comme un vicaire
Et Casanova n'osait pas
Et moi moi qui restait le plus fier
Moi j'étais presque aussi saoul que moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant

Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient...


Le cœur au repos
Les yeux bien sur terre
Au bar de l'hôtel des "Trois Faisans"
Avec maître Jojo
Et avec maître Pierre
Entre notaires on passe le temps
Jojo parle de Voltaire
Et Pierre de Casanova
Et moi moi qui suis resté le plus fier
Moi moi je parle encore de moi
Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes "peigne-culs" nous montrent leur derrière
En nous chantant

Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux et plus ça devient bête
Disent-ils Monsieur le commissaire
Les bourgeois
Plus ça devient vieux et plus ça devient...




mardi 19 avril 2016

Crôassance ?



Lannion (22) - 19-04-2016